The scene is clean. Episode 5


A l’origine c’était une simple envie de se promener, prendre quelques photos de l’ambiance du festival.
Un rouleau « 220 » périmé et « l’appareil fétiche » pour faire passer l’envie d’appuyer sur le bouton qui s’est cristallisée sur les affiches du Off.

L’affichage de l’Off, c’est la transformation de toute surface disponible, au moyen de ficelles, cordes, agrafeuses, échelles et escarbots et autres moyens qui permettent d’accrocher des affiches au plus haut en couvrant tout support.
Un bouquiniste institutionnel du quartier a dit un jour au sujet des afficheurs : « c’est comme les hardes des sangliers lesquelles, attirées par l’odeur elles descendent en ville »

Face au phénomène, la ville essaie de freiner pour l’instant l’étendue en prenant des mesures de plus en plus restrictives, comme d’ailleurs certains particuliers qui affichent des interdictions d’affichage de manière permanente afin de préserver grilles et gouttières d’un sur poids pour lequel elles ne sont pas prévues, surtout après un orage.

A terme, on peut imaginer l’interdiction totale pour des « raisons écologiques » ou alors simplement pour des raisons pratiques vu que le service de voirie passablement débordé le reste de l’année, se retrouve littéralement submergé au sens propre comme au figuré pendant le festival.

Toujours est-il que nous sommes à la cinquième année non consécutive (entre la « gripette » qui disait l’autre et l’éloignement) et que peut-on observer sur ces clichés ?

Que les mêmes boutiques soient toujours fermées ou alors une paire ont ouvert, qu’on a bâti une maison à la place d’un terrain vague.

Que les poubelles enterrées devant la banque Chaix ont été déplacées 40m plus loin entre la Synagogue et un sublimissime bâtiment Art déco.
Qu’on affiche presque plus à la Synagogue ou à la chambre des métiers idem aux grilles du jardin ou au Conservatoire.

Face à ces surfaces propres et lisses il faut changer de stratégie, on les abandonne donc au profit des nouveaux lieux !
Cette 5ème année est celle de la transition vers des nouveaux horizons !!!


Exit donc :
  • - 2 : devenue une habitation
  • - 4, 17 : Synagogue et réaffichage milieu du festival
  • - 8 : un si beau crépi désormais.
  • - 9 : boutique
  • - 11 : on a caché la misère
  • - 13 : voilà un grand bistrot, pour changer
  • - 15 : adieu l’électricien, bonjour la bouffe
  • - 19 : la source s’est tarie
  • - 21 : l’administration ne plaisante pas avec
  • - 25 : Vigipirate oblige


Onze sur 25 donc un peu plus de 40% abandonnés pour l’année 6, on va donc chercher des nouveaux endroits en espérant que les afficheurs nous surprendront toujours !

Longue vie à l’affichage de l’Off !(Ce n’est pas gagné…)

Un mot enfin sur le titre qui anime cette série depuis 5 épisodes, qui est à l’origine un titre d’un standard de jazz de Ted Dameron mais aussi d’un immense album, (découvert live lors d’une émission du service public -la cassette enregistrée de l’émission montre des gros signes de fatigue- animée par Claude Carrière) qui reste des décennies après d’une fraicheur remarquable.

The scene is clean. Episode 5


Originally it was just a desire to go for a walk, take some pictures of the festival atmosphere. An expired "220" roll and the "fetish camera" to get rid of the urge to press the button that crystallized on the posters of the Off.

The poster campaign of the Off Festival is the transformation of any available surface, by means of strings, ropes, staplers, ladders and snails and other devices that make it possible to hang posters at the top while covering any support.
An institutional bookstore owner in the neighborhood once said of the billstickers: "It's like the herds of wild boars which, attracted by the scent, come down to town"

Faced with the phenomenon, the city is trying to slow down the extent for the moment by taking more and more restrictive measures, as indeed some individuals who post posting bans permanently to preserve gids and gutters from an overweight for which they are not planned, especially after a thunderstorm.

Ultimately, we can imagine the total ban for "ecological reasons" or simply for practical reasons since the rubbish collection service quite overwhelmed the rest of the year, is found literally submerged literally as well as figuratively during the festival.

Still, we are in the fifth non-consecutive year (between the "small flu" which said the other and the distance from home) and what can we observe in these pictures?

Whether the same shops are still closed, or a couple have opened, that a house has been built in place of a vacant lot.

That the rubbish bins buried in front of the Chaix bank have been moved 40m further between the Synagogue and a sublime Art Deco building.
That is almost no longer posters in the Synagogue or the Chamber of Crafts, as well as the garden gates or the Conservatory.

Faced with these clean and smooth surfaces, we must change our strategy, so we abandon them in favor of new places!
This 5th year is the year of the transition to new horizons!!!


So, exit:
  • - 2: become a home
  • - 4, 17: Synagogue and re poster campaign in the middle of the festival
  • - 8: such a beautiful plaster now.
  • - 9 : shop
  • - 11: we hid the misery
  • - 13: here's a big bistro, for a change
  • - 15: goodbye electrician, hello food shop
  • - 19: the source has dried up
  • - 21 : the administration does not mess with
  • - 25 : Vigipirate-terrorism law- obliges


Eleven out of 25 so a little over 40% abandoned for year 6, so we will look for new places, hoping that the billposters will always surprise us!

Long live the Off festival poster campaign! (It’s not won…)

A word finally on the title which animates this series for 5 episodes, which is originally a title of a jazz standard by Ted Dameron but also of a huge album, (discovered live during a public service program - the recorded cassette of the show shows big signs of fatigue - hosted by Claude Carriere) which decades later remains remarkably fresh. Un mot enfin sur le titre qui anime cette série depuis 5 épisodes, qui est à l’origine un titre d’un standard de jazz de Ted Dameron mais
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